La série Gérer & Comprendre privilégie une approche humaine de l'organisation des entreprises, grâce à des analyses qui ne fondent pas sur les seuls outils de gestion, mais empruntent aussi à la sociologie des moyens de compréhension indispensables aux responsables d'entreprises. Son fonctionnement est celui d’une revue académique à comité de lecture. Elle a été retenue par l'AERES dans son classement des revues en économie et gestion, ainsi que dans celui des revues en sociologie.

 

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N° 118 - Décembre 2014 - Identités, langages et cultures d’entreprise, la cohésion dans la diversité ?

De la difficulté de rendre des comptes : le cas du risque nucléaire

Par Emmanuelle PLOT,
PRAG, Chercheuse au Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Sciences de l’Action, EA 4603
et
Olivier VIDAL,
Maître de conférences, Chercheur au Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Sciences de l’Action, EA 4603

 

Un risque extrême est un risque dont la probabilité de survenance est très faible, mais dont les conséquences potentielles sont très importantes. Malgré l’existence de trois modes de traitement comptable (provision, passif éventuel et assurance), la traduction du risque dans les états financiers se caractérise par une analyse séquentielle a) de la probabilité d’occurrence et b) de la capacité à en estimer les conséquences. Or, ce mode d’analyse interdit de rendre compte des risques dont la probabilité de survenance est trop incertaine, comme le risque d’accident nucléaire, et ce, indépendamment des montants en jeu. L’étude des rapports de gestion des entreprises concernées par le risque nucléaire montre qu’elles ne compensent pas cette lacune comptable par la diffusion d’informations qualitatives.

 

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N° 118 - December 2014 - Identities, languages et corporate cultures: Cohesion in diversity?

On accounting difficulties: Risks related to nuclear power

Emmanuelle Plot,
professor agrégé, researcher (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Sciences de l’Action, EA 4603)
and
Olivier Vidal,
associate professor and researcher (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Sciences de l’Action, EA 4603)

 

An extreme risk has a very slight probability but potentially heavy consequences. Despite the existence of three accountancy methods for dealing with them (provisions, contingent liabilities and insurance), the transposition of such risks into financial statements is based on a sequential analysis of both the probability of the risk happening and the ability to estimate the effects. This method keeps us from taking into account risks with a highly uncertain probability of occurrence, such as accidents at nuclear power plants - independently of the “amount” at stake. As management reports from firms concerned by nuclear risks show, the diffusion of qualitative information does not offset this gap in bookkeeping.

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N° 118 - Dezember 2014 - Unternehmensidentitäten, - sprachen und - kulturen, Zusammenhalt in der  Vielfalt ?

Von der Schwierigkeit, Rechenschaft abzulegen : der Fall des nuklearen Risikos

Emmanuelle Plot,
PRAG, Forscherin am Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Sciences de l’Action, EA 4603,
und
Olivier Vidal,
Dozent, Forscher am Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Sciences de l’Action, EA 4603

 

Ein extremes Risiko ist ein Risiko, dessen Eintrittswahrscheinlichkeit sehr gering ist, aber dessen potenzielle Folgen äußerst schwerwiegend sein können. Trotz des Bestehens von drei rechnerischen Erfassungsarten (Rückstellung, Passivposten und Versicherung) erfolgt die Berücksichtigung des Risikos in den Finanzplanungen durch eine sequenzielle Analyse a) der Eintrittswahrscheinlichkeit und b) der Fähigkeit, die Folgen abzuschätzen. Ein solches analytisches Vorgehen verbietet es jedoch, Risiken zu erfassen, deren Eintrittswahrscheinlichkeit allzu unsicher ist, wie das Risiko des Nuklearunfalls, und dies unabhängig von den Summen, die auf dem Spiel stehen. Die Analyse der Geschäftsberichte der Unternehmen, die von nuklearen Risiken betroffen werden könnten, zeigt, dass sie diese Buchungslücke nicht durch die Verbreitung qualitativer Informationen kompensieren.

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N° 118 - Diciembre 2014 - Identidades, lenguajes y culturas empresariales, ¿la cohesión en medio de la diversidad?

Qué difícil es dar cuentas, el caso del riesgo nuclear

Emmanuelle Plot,
PRAG, Investigadora en el laboratorio interdisciplinario de investigación en Ciencias de la Acción, EA 4603,
y
Olivier Vidal,
Profesor asociado, Investigador en el laboratorio interdisciplinario de investigación en Ciencias de la Acción, EA 4603

 

Un riesgo extremo es un riesgo cuya probabilidad de ocurrencia es muy baja, pero cuyas consecuencias potenciales son muy importantes. A pesar de la existencia de tres modos de tratamiento contable (provisión, pasivo eventual y seguros), la traducción del riesgo en los estados financieros se caracteriza por un análisis secuencial, por una parte, de la probabilidad y, por otra parte, de la capacidad para estimar las consecuencias. Ahora bien, este método de análisis no permite tratar los riesgos cuya probabilidad es demasiado incierta, como el riesgo de accidente nuclear, y esto sin tener en cuenta los importes en juego. El estudio de los informes de gestión de las empresas afectadas por el riesgo nuclear demuestra que no compensan esta laguna contable con la difusión de información cualitativa.

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