Louis Paul Urbain LE VERRIER (1848-1905)

Fils de Urbain LE VERRIER (X 1831), connu pour ses travaux d'astronomie et ses démêlés avec Delaunay. Fils de Marie Lucile Clotilde CHOQUET.
Marié à Jeanne Félicie Magdelaine CONTE-GRANDCHAMPS.
Père de Pierre Victor Joseph LE VERRIER (1882-1964, X 1902 corps des ponts et chaussées). Frère de Jean Charles Léon LE VERRIER (né en 1838 ; X 1856 corps des mines).

Ancien élève de Polytechnique (promotion 1867, entré classé 9 et sorti classé 3 sur 124 élèves) et de l'Ecole des mines de Paris. Corps des mines.

Son ami Pierre TERMIER, qui avait pour lui une grande estime, lui dedicace en 1889 un mineral, la Leverrierite.


Nous reproduisons ici une courte biographie publiée par Ingénieurs civils (1905) :

Le Comité supérieur de rédaction du Génie Civil vient de faire une nouvelle perte en la personne de M. Urbain Le Verrier, décédé à Eaubonne, près de Paris, le 2 juin 1907, à la suite d'une longue et douloureuse maladie.

Fils du grand astronome, M. Le Verrier était né à Paris le 7 novembre 1848. Il était entré à l'École Polytechnique à l'âge de dix-huit ans et avait été nommé Ingénieur au Corps des Mines en 1872. Après avoir, pendant de longues années, professé les cours de métallurgie, de chimie et de préparation mécanique des minerais à l'École des Mines de Saint-Étienne, il fut nommé Ingénieur en chef à Marseille, en 1888, où il professa en même temps le cours de minéralogie a la Faculté des Sciences de cette ville.

En 1890, lors de la création de ce cours au Conservatoire des Arts et Métiers, il avait été nommé professeur de métallurgie et travail des métaux. L'année dernière, la maladie l'avait déjà obligé à se faire suppléer dans ce cours et il avait désigné lui-même à cet effet notre collaborateur M. Léon Guillet.

M. Le Verrier était également, depuis 1893, professeur aux cours préparatoires de l'École supérieure des Mines, où il était chargé du cours de physique.

Comme on le voit, M. Le Verrier a fourni une brillante carrière de professeur. Il a publié des travaux très estimés, notamment ses cours de l'école des Mines de Saint-Etienne et divers ouvrages sur les procédés de chauffage, la fonderie, l'électrométallurgie, etc. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Sa perte a été vivement ressentie par tous ses collègues du Comité supérieur du Génie Civil, qui avaient pour lui la plus grande estime.


[D'après André Thépot, Les Ingénieurs des mines du XIXème siècle] : En 1899, Urbain Le Verrier va en Russie en compagnie de techniciens belges, rechercher de la houille dans les domaines du prince Kolgorouki.


Urbain Le Verrier, élève de Polytechnique
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Jean Charles Léon LE VERRIER (X 1856 corps des mines, frère de Urbain), élève de l'Ecole des Mines de Paris. Il enseigna au début de sa carrière l'Exploitation des mines et la Physique à l'Ecole des Arts Industriels. De 1867 à 1870, il dirigea une entreprise sucrière à Doullens, qui fit faillite. (Source : André Thépot).
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