La série Réalités Industrielles publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets importants pour le développement industriel et économique. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif. Voir la gouvernance de la série

 
 
Numéros précédents

Rechercher :

 

Réalités Industrielles

2017
2016
Années depuis 1985
 

Gérer & Comprendre

2017
2016
Toutes les années
 
Gérer & Comprendre -
English language online edition
2017
2016
 
Responsabilité & Environnement
2017
2016
Toutes les années
 

La Gazette de la société

et des techniques

2017
2016

Toutes les années

 
Le Club des Annales des Mines

Toutes les années

 

Histoire des Ingénieurs
des Mines

Documents de synthèse
Directeurs, professeurs,
anciens élèves des Ecoles des mines
Les principaux textes législatifs ou règlementaires
Biographies relatives à des ingénieurs des mines décédés
Composition du corps des ingénieurs
Autres documents sur les mines, carrières, géologie.
 
La Lettre des Annales des Mines
2017
Toutes les années
   
Numéros anciens des Annales des Mines
1794-1914
1915-1943
Lois et réglementation
1919 – 1942
Articles

1946 – 1991

 

         
 

 

 

 

Télécharger gratuitement
la revue complète

 

 

Août 2017 - Blockchains et smart contracts : des technologies de la confiance ?

La (ou les) blockchain(s), une réponse technologique à la crise de confiance

Par Arnaud MANAS
Ingénieur, docteur en économie et en histoire, chercheur associé à l’Université de Paris I – Sorbonne (IDHES)
et
Yoram BOSC-HADDAD
Spécialiste de la gouvernance des initiatives émergentes et du pilotage économique

 

Dans sa forme canonique, la blockchain est un refus des tiers de confiance. Cette technologie repose sur une posture idéologique qui n’est pas exempte de populisme. Ce refus des institutions établies s’explique en partie par la crise de confiance que traversent les sociétés modernes. Le solutionnisme technologique qui voudrait établir la confiance par algorithmes, sans ancrage social ou juridique, est illusoire. Compte tenu des coûts et des risques, l’usage de la blockchain canonique (sans tiers de confiance) présente peu d’intérêt en dehors d’un nombre limité de domaines. En revanche, la mise en œuvre des technologies blockchain par des institutions dépositaires de confiance, à l’intérieur d’un cadre juridique et social, paraît promise à un bel avenir. Mais seule une veille active permettra à ses acteurs d’en bénéficier pleinement.

 

Télécharger gratuitement l'article

 

Retour au sommaire


August 2017 - Blockchains and smart contracts: The technology of trust?

Blockchains, a technological response to the crisis of confidence

 

Arnaud Manas,
engineer, PhD in Economics and History, associate researcher at Université de Paris I - Sorbonne (IDHES);
&
Yoram Bosc-Haddad,
specialist on the governance of emerging initiatives and steerage of the economy.

 

In its canonical form, a blockchain eliminates trusted third parties from transactions, thus reflecting an ideological stance tainted with populism. This refusal of established institutions can partly be set down to the crisis of confidence in modern societies. Technological “solutionism” tries to establish trust through algorithms, without any legal or social grounds; but it is an illusion. Taking account of costs and risks, the use of blockchains without trusted third parties has little interest outside a few fields. In contrast, the use of blockchain technology by the institutions that serve as trusted third parties, within an established legal and social framework, is promising since active monitoring and oversight are an indispensable condition for benefitting fully from blockchains.

 

Retour au sommaire

 


Agosto 2017 - Blockchains y smart contracts, ¿tecnologías de confianza?

La o las blockchain(s), una respuesta tecnológica a la crisis de confianza

 

Arnaud Manas,
Ingeniero, Doctor en economía e historia, investigador asociado de la Universidad de París I - Sorbonne (IDHES),
y
Yoram Bosc-Haddad,
especialista de la gobernanza de las iniciativas emergentes y de pilotaje económico

 

En su forma canónica, la blockchain es un rechazo de los terceros de confianza. Esta tecnología se basa en una posición ideológica que no está exenta de populismo. Este rechazo de las instituciones establecidas se explica en parte por la crisis de confianza que atraviesan las sociedades modernas. El solucionismo tecnológico que desea establecer la confianza mediante algoritmos, sin anclaje social o jurídico, es ilusorio. Teniendo en cuenta los costes y riesgos, el uso de la blockchain canónica (sin terceros de confianza) presenta poco interés con excepción de un número de campos limitado. Por el contrario, la aplicación de las tecnologías blockchain por parte de instituciones de confianza, dentro de un marco jurídico y social, parece tener un futuro brillante. Pero sólo una vigilancia activa permitirá que sus agentes se beneficien plenamente de ella.

 

Retour au sommaire

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Annales des Mines

Télédoc 797, 120, rue de Bercy – 75572 – Paris cedex 12
Courriel :
redactiondesannalesdesmines.cgeiet@finances.gouv.fr