La série Responsabilité & Environnement publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets concernant les risques, le développement durable ainsi que l’énergie et les matières premières. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif.
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responsabilité & Environnement - n° 93 - Janvier 2019 - L’économie du nouveau mix électrique

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N° 94 - Avril 2019 - Cartographie 4.0 : naviguer avec les cartes du XXIe siècle

Ce numéro a été coordonné par Françoise ROURE et Didier PILLET


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Préface : De la carte de Cassini à la Géoplateforme de l’État

Daniel BURSAUX

IGN

 

Quatre générations de Cassini se sont succédé à la tête de l’Observatoire de Paris et de l’Académie des Sciences, fondée en 1666 par Colbert, déclinant ainsi dans l’ordre chronologique les quatre grandes étapes de la fabrication de la première carte détaillée de tout un pays, qui porte le nom de leur dynastie : astronomie avec Giovanni-Domenico Cassini (1625-1712), géodésie avec Jacques Cassini (1677-1756), topographie avec César-François Cassini de Thury (1714-1784) et, enfin, cartographie stricto sensu avec Jean-Dominique (1747-1845). La Révolution française bouscule quelque peu cette remarquable continuité historique en emprisonnant le quatrième de la lignée au moment de la Terreur. Ce dernier échappe cependant à la guillotine, mais se voit dépossédé des 181 cuivres et des tirages afférents de la carte familiale à l’échelle de 1 ligne pour 100 toises (environ 1/86 400) qui devient propriété du Dépôt de la Guerre et passe donc du domaine civil au statut militaire.

Au siècle suivant, Napoléon crée une commission, en 1802, pour établir une nouvelle carte de France encore plus dé- taillée. Mais ses travaux n’aboutissent qu’en 1817, sous l’impulsion de Laplace, avec le lancement de la carte dite de l’état-major, dont les levés au 1/10 000 commencent en région parisienne, en 1818 (208 minutes de terrain des feuilles de Paris, Beauvais et Melun sont visibles sur : geoportail.gouv.fr). Bien vite on abandonne cette échelle trop chronophage et donc coûteuse pour adopter le 1/20 000 sur les frontières de l’Est (603 minutes), puis finalement le 1/40 000, dont les 978 minutes originales polychromes couvrent la France entière et sont aujourd’hui téléchargeables gratuitement sur le site remonterletemps.ign.fr. La gravure sur cuivre en réduction des 273 feuilles de l’authentique carte de l’état-major mono- chrome au 1/80 000 s’achève en 1881. Point de révolution technologique par rapport à la carte de Cassini, si ce n’est une amélioration de la précision, notamment pour la troisième dimension. On constate évidemment l’évolution du paysage cartographié à un siècle d’intervalle résultant de la révolution industrielle, de l’apparition du réseau ferré de France et de l’urbanisation associée.

 

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Introduction :

Dr. Françoise ROURE et Didier PILLET

Conseil général de l’Économie

 

La production des cartes a connu, avec la numérisation de la société, une révolution copernicienne, dont nous observons les effets dans notre vie quotidienne, personnelle et professionnelle. La possibilité d’intégrer dans les cartes de grandes quantités de données hétérogènes, réelles ou créées, pour offrir une représentation visuelle dédiée à un endroit et/ou à un usage précis, représente un fort potentiel d’innovation quant aux applications et services induits, et, par conséquent, une gamme de services à valeur ajoutée en expansion rapide.

Les équipements et logiciels d’acquisition de données cartographiques utilisés par les pilotes de drones se multiplient, des données qui sont rapidement agrégées en trois dimensions, notamment en milieu urbain dense au bâti élevé que l’on rencontre dans les mégalopoles asiatiques ou américaines, pour des usages ciblés sur des endroits d’intérêt.

C’est une cartographie, que l’on pourrait appeler 4.0 par référence à l’industrie 4.0, qui émerge, à la fois dynamique et multi-échelle. Elle forme un défi avant tout scientifique et technologique, mais aussi institutionnel, entrepreneurial, légal, éthique et sociétal. La puissance et le rôle des cartes « vivantes », interactives, dans l’amélioration de la prise de décision, justifient l’engouement général et massif dont elles bénéficient au vu de l’usage qui en est fait dans de nombreuses applications numériques.

De nombreux acteurs innovants de la cartographie émergent aux côtés d’établissements publics spécialisés en géodésie et en géosciences, tels que l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) ou le Bureau de Recherches géologiques et minières (BRGM). Cependant, la mise en relation des offres cartographiques avec les demandes des utilisateurs finaux reste à ce jour verrouillée par quelques grands agrégateurs mondiaux des données numériques qui circulent sur les réseaux sociaux (GAFA pour les États-Unis, BATX (2) pour la Chine). Il est estimé qu’un quart des cartes du monde réel en deux dimensions nécessitent une actualisation chaque année (3) pour rester pertinentes, ce qui accélère l’obsolescence de ces cartes et accroît donc la compétitivité des cartes numériques du XXIe siècle.

 

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responsabilité & Environnement - n° 93 - Janvier 2019 - L’économie du nouveau mix électrique

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N° 93 - Janvier 2019 - L’économie du nouveau mix électrique

Le dossier est coordonné par Fabrice DAMBRINE


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Introduction :

Fabrice DAMBRINE,

Ingénieur général des Mines, président de section au Conseil général de l’Économie, Conseiller d’État en service extraordinaire

 

Vous avez dit transition énergétique, transition électrique ? Depuis quelques années, ce concept  fait florès en France et chez nos voisins européens. Transition ? D’après le Larousse, la transition, c’est le passage d’un état à un autre. Autrement dit, pour pouvoir parler de transition, l’on devrait être capable de répondre aux questions es : pourquoi a-t-on besoin d’une transition énergétique et électrique ? Vers quel nouvel état veut-on aller et pourquoi ? Comment y va-t-on ? Avec quels moyens ? À quel rythme ? Quel coût la société est-elle prête à consentir pour y parvenir ? Et là les choses deviennent beaucoup plus confuses : en réalité, le concept de transition électrique est multiforme, son acception est variable d’un pays à l’autre ; elle évolue également dans le temps, comme on le voit par exemple dans l’article consacré au cas de l’Allemagne. Et pourtant la politique énergétique a un impérieux besoin de cohérence et de constance, particulièrement dans le domaine de l’électricité où les investissements relèvent bien plus qu’ailleurs du temps long.

Qu’en est-il en France ? Si l’on se réfère à l’article L. 100-1 du Code de l’énergie qui fixe les objectifs de la politique énergétique, craint-on pour la sécurité d’approvisionnement  énergétique, premier pilier de la politique énergétique ? Cherche-t-on plutôt à réduire le coût de l’approvisionnement énergétique pour les ménages et les entreprises (deuxième pilier) ? Cherche-t-on à mieux protéger l’environnement et la santé en mettant l’accent sur les dérèglements climatiques (troisième pilier) ? Sans doute les trois à la fois. Il convient donc de définir clairement les objectifs, d’en évaluer précisé- ment les impacts dans toutes leurs dimensions, de prioriser et de hiérarchiser les mesures et de mesurer leurs limites physiques.

 

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