La série Responsabilité & Environnement publie trimestriellement des dossiers thématiques sur des sujets concernant les risques, le développement durable ainsi que l’énergie et les matières premières. Piloté par un spécialiste du secteur sous l’égide du Comité de rédaction de la série, chaque dossier présente une large gamme de points de vue complémentaires, en faisant appel à des auteurs issus à la fois de l’enseignement et de la recherche, de l’entreprise, de l’administration ainsi que du monde politique et associatif.
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N° 91 - Juillet 2018 - Sols en danger : réduire l’artificialisation

Le dossier est coordonné par Dominique DRON et André-Jean GUÉRIN


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Introduction : Les sols : préservons ce socle de la vie pour les prochains siècles !

Dominique DRON,

Ingénieure générale des Mines

et

André-Jean GUÉRIN,

Ingénieur général honoraire des Ponts, des Eaux et des Forêts

 

Les sols sont les supports des principales ressources utilisées par les hommes. C’était vrai hier : nourriture, matériaux, énergie, paysages, et même, très longtemps, les principales incarnations du sacré (arbres, forêts…). Aujourd’hui, si d’autres sources d’énergie ont pu (charbon, pétrole, gaz, uranium) et pourraient prendre le relais (soleil direct, vent), la nourriture reste d’abord terrestre, et la bioéconomie promet, demain, de remplacer de plus en plus les polymères pétrosourcés par des chaînes moléculaires issues du vivant, en milieu confiné ou en plein air, voire de l’océan. Mais à la condition de connaître, de respecter et d’entretenir les processus du renouvellement de la vie sur longue période).
Aujourd’hui, l’humanité utiliserait entre 12 et 16 milliards de tonnes de matière sèche. C’est moins de 10 % du total de la production primaire nette de biomasse et moins de 20 % de celle accessible. Cette récolte représente de 5 à 7 gigatonnes d’équivalent pétrole (Gtep) par an (soit de 210 à 294 exajoules (EJ)/an), soit plus que celle du charbon (3,9 Gtep, soit 164 EJ), du pétrole (4,4 Gtep, soit 185 EJ) ou du gaz (3,2 Gtep, soit 134 EJ). La biomasse demeure la première source mondiale d’équivalent énergétique. Cette ressource suit des transformations plus ou moins longues et complexes. Elle ne sert que pour 15 % à l’alimentation humaine directe. Tout le reste va vers l’industrie (20 %, hors industrie alimentaire), l’énergie (chaleur, cuisine, chauffage, traction animale, pour 33 %) et sert également à nourrir les animaux d’élevage (32 %), lesquels sont eux-mêmes, pour l’essentiel, destinés à l’alimentation humaine.

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N° 90 - Avril 2018 - Le bâtiment dans la transition énergétique

Coordonné par Mireille CAMPANA et Richard LAVERGNE,

Conseil général de l’Économie


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Introduction: L’Europe, zéro émission nette en 2050 ?
par Mireille CAMPANA et Richard LAVERGNE
,

Conseil général de l’Économie

Dans la problématique énergie-climat, le secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire) présente une particularité : parmi les divers secteurs de consommation d’énergie, il est proportionnellement moins émetteur de GES (gaz à effet de serre) que consommateur d’énergie, comme l’indique le Graphique suivant :

 

 Structure de la consommation énergétique finale et des émissions de GES de la France (source : CGDD-SDES)

 

Ces performances relativement bonnes en termes de lutte contre le changement climatique sont à pondérer par une évolution récente qui peut paraître paradoxale : alors que le Grenelle de l’Environnement (2008-2010), puis la loi relative à la Transition énergétique pour la croissance verte (TECV), du 18 août 2015, ont donné une priorité haute aux actions concernant les bâtiments, et malgré les efforts financiers consacrés à leur rénovation (2), les indicateurs de suivi de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) publiés en janvier 2018 par le ministère de la Transition écologique et solidaire indiquaient un dépassement de 11 % des émissions de gaz à effet de serre de ce secteur en 2016, par rapport au plafond annuel indicatif qui lui avait été fixé.

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N° 89 - Janvier 2018 - ZEN 2050 : vers une Europe à Zéro Émission Nette en 2050 ?

Coordonné par Claire TUTENUIT,

Délégué général d’Entreprises pour l’Environnement (EpE)


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Préface: ZEN 2050 : un défi collectif à relever La France, zéro émission nette en 2050
par Nicolas HULOT,

Ministre de la Transition écologique et solidaire

Lors des négociations qui ont conduit à l’Accord de Paris, les dirigeants du monde entier ont décidé ensemble de ne pas laisser le réchauffement moyen de la planète dépasser 2 °C. Pourquoi ce chiffre ? Parce que les experts du climat estiment qu’au-delà, il ne sera plus possible à l’humanité de s’adapter au réchauffement moyen et à sa traduction météorologique que sont les événements extrêmes, la montée des océans… À vrai dire, le consensus scientifique est aujourd’hui que, vu le niveau des émissions et la lenteur de la transition, nous n’avons plus qu’une maigre chance de respecter ce plafond : des catastrophes sont certaines, nous ne pouvons qu’en doser – avec beaucoup d’incertitude – la gravité et la fréquence.

Pour la première fois, l’Accord de Paris a aussi adopté un objectif mondial en termes d’émissions, objectif fixé pour garder une chance raisonnable (de l’ordre de 30 %) de rester sous le seuil des +2 °C : les émissions nettes de l’humanité doivent devenir nulles avant la fin du siècle, donc il faudra identifier des puits de carbone au-delà de ceux existant déjà pour compenser les émissions résiduelles de l’humanité, qui auront dû être drastiquement réduites.

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Introduction: L’Europe, zéro émission nette en 2050 ?
par Claire TUTENUIT
,

Délégué général d’Entreprises pour l'Environnement (EpE)

 

Lorsque la proposition de faire ce numéro de Responsabilité et Environnement a été adoptée, en janvier 2017, les débats ont été assez animés au sein du Comité de rédaction des Annales des Mines : quel allait être l’objectif de ce numéro ? Serait-ce une prospective ? Un acte militant ? L’objectif de la neutralité carbone en 2050 paraissait irréaliste, voire contestable : pourquoi aller au-delà de l’Accord de Paris, qui prévoit l’atteinte de cette neutralité « seulement » avant la fin du siècle ?

Le rythme de la vie politique et le changement de gouvernement ont donné une tout autre actualité à ce sujet : le gouvernement français s’est effectivement fixé cet objectif dans son nouveau Plan Climat et entend réviser la Stratégie nationale bas carbone dès cette année en y intégrant les – ou certaines des – mesures nécessaires pour atteindre cet objectif. Dans sa préface, M. le ministre de la Transition écologique et solidaire a rappelé les raisons de cette décision ambitieuse. Les grandes entreprises françaises ont aussi annoncé à l’été 2017  leur intention de construire avec les pouvoirs publics la trajectoire conduisant à cette neutralité carbone. D’autres pays européens ont fait des annonces allant dans le même sens : les pays scandinaves, la Grande-Bretagne et l’Allemagne (dont la trajectoire, approuvée par son Parlement, est décrite dans ce numéro de Responsabilité et Environnement).

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