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La lettre des

n° 80
Juillet 2019


http://www.annales.org/

 

«Se défier du ton d'assurance qu'il est si facile de prendre et si dangereux d'écouter»

Charles Coquebert, Journal des mines n°1, Vendémiaire An III (septembre 1794)


 Nos dernieres parutions

Responsabilité et Environnement n° 95 - Juillet 2019- Quel equilibre futur pour l’offre et la demande d’energie ?

 

Série Responsabilité & Environnement
n° 95 - Juillet 2019
Quel équilibre futur pour l’offre et la demande d’énergie ?
Coordonné par Dominique AUVERLOT et Richard LAVERGNE


The world has undergone numerous energy transitions since the Annales des Mines was first published in 1794: from steam locomotives to electric rail; from the internal combustion engine to the widespread revival of electric cars; from coal-fueled power to nuclear, natural gas and, more recently, renewables. Through the years, these transitions have been driven by innovation.
The last few decades have focused on a new energy challenge – how to ensure secure and affordable supplies while addressing fundamental concerns over environmental sustainability and energy access. In the 21st century, we are no longer only asking how we can produce enough oil to meet demand but also how we can grow our economies while reducing carbon emissions; how to avoid the air pollution that threatens the health of people living in our largest cities; and how to ensure that everyone around the world enjoys the same access to modern energy services that is taken for granted in countries like France?
There is no single answer to these complex issues. Energy transitions underway around the world require the full range of policies, fuels, technologies and innovations – a long list that includes carbon capture, utilisation and storage (CCUS), hydrogen, efficiency standards and, for some countries, nuclear energy.
The challenge we all face cannot be understated. Last year, global energy consumption increased at nearly twice the average rate of growth since 2010. And while renewables saw impressive growth, demand for all fuels increased – notably natural gas, but also oil, nuclear power and coal. As a result, CO2 emissions rose 1.7% last year and hit a new record. The increase in emissions was equivalent to the total annual emissions of international aviation today.
Lire la suite de l'avant-propos/Foreword de Dr Fatih BIROL, Executive Director, International Energy Agency


Le présent numéro des Annales des mines a été conçu comme un complément à celui paru en janvier 2019, également dans la série « Responsabilité & Environnement », sur le thème « L’économie du nouveau mix électrique ». En élargissant l’analyse à l’ensemble des formes d’énergies et en partant des besoins, il s’agit d’examiner quel est l’approvisionnement disponible et envisageable dans un monde bas carbone, puis de comprendre comment offre et demande peuvent coïncider dans un contexte mondial.
La transition énergétique est supposée contribuer à la neutralité carbone de la France d’ici à 2050, prélude à celle de la planète, dans la seconde moitié de ce siècle. L’adoption à l’horizon de quelques décennies d’un tel objectif de neutralité carbone, en remplacement du facteur 4, a une conséquence importante dans le domaine de l’énergie. Elle nous oblige, comme le souligne Laurent Michel, à annuler quasiment toutes les émissions de ce secteur et à réduire ainsi très fortement notre usage des énergies fossiles. Elle nous conduit dès lors à nous réinterroger sur la place du charbon, du pétrole et du gaz dans notre société. De plus, nous ne pouvons plus nous contenter des actions d’efficacité énergétique classiques qui consistaient, par exemple, à remplacer une chaudière au fuel par une autre plus performante : nous devons aller vers des énergies décarbonées, qu’il s’agisse d’électricité décarbonée, de chaleur renouvelable ou de biomasse issue d’une gestion durable. Outre l’attention qu’il convient de prêter au coût de la transition énergétique et à la nécessité d’accorder la primauté aux solutions les moins coûteuses, Claude Mandil, dans son article, nous rappelle cependant que nous n’avons pas suffisamment exploré la solution de la capture et du stockage du carbone qui permettrait de relâcher (légèrement) la contrainte.
Cette transformation ne peut être spontanée en raison de l’inertie des consommations d’énergie : la modification des comportements et l’adaptation des bâtiments, usines ou infrastructures, en vue de moins consommer d’énergies fossiles, en ligne avec l’objectif de la neutralité carbone, nécessitent des politiques et des mesures ambitieuses, comme l’indique le rapport sur la Stratégie nationale bas carbone.
Lire la suite de l'introduction : Quel équilibre futur pour l’offre et la demande d’énergie dans la transition vers un monde neutre en carbone ?
de Dominique AUVERLOT, Ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) et
Richard LAVERGNE,
Conseil général de l’Économie (CGE)


  Nos precedentes parutions
Série Enjeux numériques n° 6 - Juin 2019 - Numérique et vie en société  

Série Enjeux numériques n° 6 - Juin 2019
« Numérique et vie en société »

Coordonné par Alexandre TISSERANT


« Make the world a better place ». La série télévisée américaine Silicon Valley ironisait en 2014 sur les pratiques entrepreneuriales de startups californiennes du numérique qui, non contentes de définir leur objet social et leur produit phare, se dotaient d’une « mission » dont l’ambition se résumait aussi simplement que « rendre le monde meilleur ». Au-delà de la pique sur la mégalomanie grandissante de certains fondateurs, cette aspiration à oeuvrer pour le bien commun, par le numérique, a été et est encore largement véhiculée, au moins en tant que valeur d’entreprise permettant d’attirer des talents dévoués. Cette ambition s’est muée plus récemment dans l’idée d’« impact social », avec l’émergence de concours dédiés pour évaluer le « degré d’impact social » des activités de ces entreprises, comme celui de l’accélérateur américain Techstars .

Si l’idée de créer et de développer des entreprises dont l’activité est utile au bien commun est séduisante, on peut aussi se demander pourquoi il devient nécessaire de le mentionner et de le mettre en avant : doit-on y voir une stratégie de distinction marketing, une nécessaire mutation voulue par des salariés souhaitant travailler dans une structure « qui a du sens », une évolution sincère de l’objectif des entreprises du profit économique vers la contribution au bien-être de tous, une réponse à une demande sociale grandissante que les entreprises oeuvrent davantage à faire face à l’urgence climatique, sociale, ou économique ?

Lire la suite de l'introduction : Le numérique, outil pour un monde meilleur ?
d' Alexandre TISSERANT, Directeur Général de Kinéis (CLS Group)

 

AFNIC

 

Ce numéro était au centre d’une table ronde animée par Alexandre Tisserant le 3 juillet dernier

dans le cadre de la Journée scientifique de l’AFNIC (#JCSA19). L’événement ayant fait l’objet d’une captation vidéo, vous pouvez visionner l’ensemble des débats sur

 https://www.youtube.com/watch?v=QcRfX1GDkQY&feature=youtu.be
(à partir de 5 :55 :55).

 

Gérer & Comprendre n° 136 - Juiin 2019

Série Gérer & Comprendre
n° 136 - Juin 2019
avec notamment :


La Gazette de la Société et des Techniques - 102 - Mai 2019 - L’inattendu retour en grâce des points de vente physiques

La Gazette de la Société et des Techniques
n° 102 – Mai 2019
L’inattendu retour en grâce des points de vente physiques
Christophe DESHAYES,
Digital Matters et École de Paris du management

Amazon a récemment investi dans des magasins physiques pour vendre des livres et pris le contrôle d’une grande chaîne de supermarchés bios. Est-ce le signe que, contrairement aux idées reçues, les boutiques ou autres points de vente auraient de l’avenir même à l’heure du e-commerce et de la banque en ligne ?

 

 


  Les partenaires des Annales des Mines publient

le travail en mouvement

La belle époque de l’industrie française
Témoignages d’ingénieurs de l’aluminium de Pechiney et Ugine (années 1950-1980)

Par Cédric NEUMANN et Jérôme PELLISSIER-TANON

Ref.2c éditions - Collection Paroles et Histoire
En vente en librairie

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France se reconstruit en profondeur après des années d’incertitudes, puis de souffrances. C’est l’apogée de la société industrielle, avec l’essor de la productivité, de la mécanisation et l’arrivée de nouveaux produits. C’est aussi l’avènement progressif de la société de consommation ; les ménages s’équipent, notamment en électroménager et dans l'automobile. Le pays connaît une croissance économique soutenue – 5 % par an en moyenne ! ; on parle alors de plein emploi. Les années 1970 vont donner un coup d’arrêt à cette envolée, puis dans les décennies suivantes, les Français assistent à la recomposition en profondeur d’une économie progressivement découplée de son moteur industriel. Au fur et à mesure que s’effacent les traces de ce passé, la mémoire collective retient alors les images et les souvenirs d’une belle époque fondée sur le travail industriel.
Ce livre a pour ambition d’apporter un éclairage original sur ces années qui ont changé la France. Il plonge au coeur d’une grande entreprise emblématique de l’industrie française, Pechiney, créée en 1855 et devenue Pechiney Ugine Kuhlmann en 1971. L’entreprise règne alors sur un secteur clé de l’industrie française, celui de la production d’aluminium, qui connaît une croissance spectaculaire. Ce livre donne la parole à ceux qui ont contribué à faire cette industrie, à asseoir son développement. Acteurs et témoins clés de cette histoire, les ingénieurs de l’aluminium livrent le récit croisé de leurs parcours, des pratiques professionnelles, des continuités et des ruptures. Par leur témoignage, entre mémoire et histoire, le lecteur est à même d’appréhender ce que fut la production et le travail à la belle époque de l’industrie française.


le travail en mouvement

Le travail en mouvement

Sous la direction d'Emilie BOURDU, Michel LALLEMENT, Pierre VELTZ, Thierry WEIL

Editeur : Presse des Mines

Depuis plusieurs années, les indices d’une vaste recomposition du travail n’ont cessé de se multiplier. Outre la révolution numérique dont nous commençons à peine à percevoir et à anticiper les effets multiples, il faut compter avec de nouvelles formes d’organisation des activités productives qui en appellent à toujours plus d’engagement, de responsabilisation et de collaborations horizontales au travail. À l’image des transformations qui affectent les lieux comme les temps des pratiques professionnelles, ce sont les frontières mêmes du travail qui sont aujourd’hui en train de bouger, avec le développement du salariat précaire, de la parasubordination et de la multi-activité. Les régulations comme les relations sociales en ressortent passablement ébranlées.

Convaincus du rôle nodal que joue le travail dans la cohésion de nos sociétés, 50 contributeurs croisent les thèmes et les disciplines pour prendre la mesure des transformations en cours, repérer les constances et les innovations, mais aussi les utopies concrètes locales ou encore les enjeux mondiaux qui interpellent les gouvernements, les entreprises transnationales, les syndicats et l’Organisation internationale du travail. 

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