La série Gérer & Comprendre privilégie une approche humaine de l'organisation des entreprises, grâce à des analyses qui ne fondent pas sur les seuls outils de gestion, mais empruntent aussi à la sociologie des moyens de compréhension indispensables aux responsables d'entreprises. Son fonctionnement est celui d’une revue académique à comité de lecture. Elle a été retenue par l'AERES dans son classement des revues en économie et gestion, ainsi que dans celui des revues en sociologie.

 

Voir la composition du Comité de rédaction et la liste des autres relecteurs

Voir les modalités détaillées de sélection des articles et les instructions aux auteurs

 

 
 
Numéros précédents

Rechercher :

 

Réalités Industrielles

2018
2017
Années depuis 1985
 

Gérer & Comprendre

2018
2017
Toutes les années
 
Gérer & Comprendre -
English language online edition
 
Responsabilité & Environnement
2018
2017
Toutes les années
 
Enjeux numériques
2018
 

La Gazette de la société

et des techniques

2018
2017

Toutes les années 

 
Numéros anciens des Annales des Mines
1794-1914
1915-1943
Lois et réglementation
1919 – 1942
Articles

1946 – 1991

 
Le Club des Annales des Mines

Toutes les années

 

Histoire des Ingénieurs
des Mines

Documents de synthèse
Directeurs, professeurs,
anciens élèves des Ecoles des mines
Les principaux textes législatifs ou règlementaires
Biographies relatives à des ingénieurs des mines décédés
Composition du corps des ingénieurs
Autres documents sur les mines, carrières, géologie.
 
La Lettre des Annales des Mines
2018
Toutes les années
 

 

 

         
 

 

Télécharger gratuitement
la revue complète

 

Acheter le numéro

 

 

N° 133 - Septembre 2018

La construction sociale du risque : l’enfouissement des résidus solides issus des fabriques (1810-1917)

Par Serge BOARINI

Docteur ès lettres-philosophie, professeur agrégé en exercice au Lycée de l’Oiselet (Bourgoin-Jallieu), membre du Haut conseil des biotechnologies et membre du Comité de protection des personnes Sud-Est V

 

La contribution étudie le regard porté au XIXe siècle par les contemporains des fabriques sur les risques posés par l’enfouissement des résidus solides et sur la construction sociale de ce risque : pourquoi cet enfouissement n’est-il pas perçu comme un risque ? Pour ce faire, elle rappelle le contexte et les motifs de l’enfouissement ; elle examine la conception de la responsabilité sur le résidu ; elle expose un modèle de la « construction sociale du risque ». Les résidus des fabriques industrielles sont pensés dans les termes d’une ruralité habituelle ; leur représentation est calquée sur celle des déjections animales. Quoique la fabrique naissante dénature l’« environnement », la production des fabriques reste interprétée dans les termes de la production naturelle (tout se répare de soi-même) et du monde rural (tout se réutilise). Dans cette pensée antérieure aux catastrophes industrielles modernes, l’« environnement » « naturalise » les résidus et les déchets des fabriques. En raison de ces facteurs contextuels et idéologiques, il n’existe pas de conscience propre du risque industriel.

 

Télécharger gratuitement l'article

Retour au sommaire


N° 133 - September 2018

The social construction of risks: Storing solid wastes from mills underground (1810-1917)

 

Serge Boarini,
PhD, agrégé professor at Lycée de l’Oiselet (Bourgoin-Jallieu), member of the Haut Conseil des Biotechnologies and of the Comité de Protection des Personnes Sud-Est V.

 

How did the 19th century view the mills that had sprung up and the risks of burying their solid wastes? Why was underground storage not seen as a risk? After describing the context and motives for burying wastes, the effort is made to understand how people perceived the responsibility for these wastes; and an explanation of this “social construction of risk” is proposed. Mill wastes were seen in relation to the ordinary reality of rural life; and the ideas formed about them were copied on those about animal excrements. Although mills “denatured” the environment, their production was interpreted as being natural (“things fix themselves”) in a rural setting (“everything is put back to use”). In this way of thinking (before modern industrial catastrophes), the surroundings “naturalize” wastes and refuse from the mills. Owing to the context and ideological factors, there was no awareness of a specifically industrial risk.

Retour au sommaire

 

 

 

 

Les Annales des Mines

Télédoc 797, 120, rue de Bercy – 75572 – Paris cedex 12
Courriel :
redactiondesannalesdesmines.cgeiet@finances.gouv.fr