Polytechnique (promotion 1852 ; entré classé 12ème, sorti classé 5ème sur 91 élèves), élève à l'Ecole des mines du 28/8/1854 au 18/7/1858 (a redoublé sa 2ème année d'études), corps des mines.
Fils de Louis Edouard BRACONNIER (1802-1882), professeur de philosophie puis principal du collège de Lunéville, et de Thérèse ANTOINE. Né le 9/11/1832 à Lunéville. Frère de Marie-Alfred BRACONNIER (1839-1907 ; X 1858 corps des mines).
Entre 1861 et 1871, Braconnier travaillait au laboratoire de la Faculté des Sciences de Nancy. Il étudiait le minerai de fer de la région. Il faisait aussi des cours à cette université. En 1872, il créa une société anonyme, les "laboratoires industriels de l'Est", dont les principaux actionnaires étaient des entreprises privées. Ce laboratoire effectua plus de 1500 analyses de 1872 à 1881. L'Administration approuva initialement cette initiative et accorda même une subvention de 5.000 F.
De 1881 à 1883, Braconnier fut directeur technique de la Société Lorraine Industrielle qui créa les aciéries de Longwy.
Ce mélange d'activités industrielles et administratives déplut à l'Administration.
Ainsi, le 22 mars 1877, Lamé-Fleury, directeur des mines, constatait que 27 concessions de fer proches de Nancy étaient inactives, et critiquait ouvertement Braconnier qui n'avait pas fait d'enquête raisonnable avant l'établissement des concessions.
En 1881, le nouveau directeur des mines faisait les observations suivantes concernant BRACONNIER : "La préoccupation de faire fortune paraît devenir de plus en plus le souci principal de certains fonctionnaires et elle doit être contenue dans de justes limites sous peine de voir se perdre cette auréole de désintéressement qui était et est encore une des gloires du Corps des ingénieurs de l'Etat".
Ce passage dans l'industrie fut néfaste pour Charles Édouard Nicolas BRACONNIER qui est mort peu de temps plus tard de la fièvre jaune au Sénégal.