
Né le 10 avril 1920 en Tunisie. Décédé le 14 septembre 2004.
Père de 4 filles :
Etudes primaires à l'école publique de Halfaouine (Tunis), puis collège Sadiki, puis Lycée Carnot de Tunis.
Ancien élève étranger de l'Ecole des mines de Paris (promotion 1942).
Il poursuit ses études encore un an, en faisant une spécialisation de géologie appliquée après le diplome des Mines.
Militant syndicaliste, il adhère au parti de libération de son pays où il était actif dans de la résistance armée ; il fabriquait des explosifs et détonateurs qu'il confiait aux résistants. Condamné à mort par contumace (1952), il s'enfuit à Tripoli (Lybie), au Caire, puis à Jakarta (Indonésie), où il représente le mouvement de libération de la Tunisie auprès de la conférence des pays non alignés de 1953 à 1955, à Bandoung.
Après l'indépendance de la Tunisie (1956) le service des mines lui est confié pendant 2 ans. En 1958, le régime Bourguiba le condamne pour délit d'opinion. Il fait plus de 4 ans de prison et est grâcié en 1962.
Il occupa notamment les fonctions suivantes :
Il fut décoré par Bourguiba, Ben Ali et la Reine Elisabeth II.
Publié dans MINES Revue des Ingénieurs, Octobre/Décembre 2004.
Notre Association a reçu l'annonce du décès de notre Camarade tunisien Tahar AMIRA. Il avait été reçu à l'Ecole des Mines de Paris en 1942, au titre d'Elève étranger. Ses relations avec tous à l'Ecole étaient ouvertes et amicales.
A notre connaissance, sa vie professionnelle en Tunisie a retenti des secousses qu'a subi son pays pendant et à la suite de la 2ème Guerre mondiale, allant de situations critiques, aux plus hauts rangs. En toutes circonstances, il est resté fidèle au souvenir de sa formation supérieure dans notre Ecole.
C'est ainsi qu'il est venu depuis Tunis, en 1992, participer à Paris au repas amical du Jubilé de Promotion.
Au nom de cette promotion Paris 1942, nous avons tenu à rendre ici un ultime hommage amical.